Hydraulique rurale
Captage de sources, puits protégés, adduction et distribution d'eau potable pour les villages et les exploitations.
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L'ingénierie au service du développement rural africain.
Un monde où l'on vit en harmonie avec la nature : le déchet devient énergie et engrais, l'eau de l'étang nourrit les cultures. Formations, ressources et solutions de génie rural : eau, agriculture, construction, assainissement, énergie et topographie.
Coupe d'un digesteur familial, sans échelle
Notre vision
Nous voulons un monde où l'on vit en harmonie avec la nature. Dans un village, un déchet n'est pas une fin : bien géré, il produit de l'énergie et de l'engrais, et l'eau ne se gaspille pas, elle fait pousser les cultures.
Bouse, restes de cuisine et déchets organiques fermentent dans un digesteur et donnent du biogaz pour cuisiner, sans couper d'arbres.
Ce qui sort du digesteur est un engrais qui nourrit le sol et améliore les récoltes, à la place de produits achetés.
L'eau des étangs de poissons, riche en éléments nutritifs, peut servir à arroser les cultures. Le poisson nourrit, l'eau fertilise.
Nos domaines
Des solutions techniques adaptées aux réalités du terrain en milieu rural africain.
Captage de sources, puits protégés, adduction et distribution d'eau potable pour les villages et les exploitations.
Voir les ressourcesSol, compost, irrigation économe et pisciculture : produire davantage avec moins d'eau et de dépenses.
Voir les ressourcesMatériaux locaux, fondations, béton et petits ouvrages : bâtir solide avec les moyens du terrain.
Voir les ressourcesLatrines, évacuation des eaux, gestion des déchets et hygiène pour protéger la santé des communautés.
Voir les ressourcesBiogaz et valorisation des déchets organiques : gaz de cuisson et engrais à partir de la bouse et des restes.
Voir les ressourcesRelevés de terrain, plans et cartes pour mesurer, implanter et planifier les ouvrages.
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Des contenus techniques sur l'eau, l'agriculture, la construction, l'assainissement et l'énergie, avec des chiffres que vous pouvez vérifier chez vous.
Un digesteur transforme des déchets que vous avez déjà (bouse, lisier, restes de cuisine) en deux richesses : un gaz pour cuisiner et un engrais pour vos champs. Avant…
Un digesteur transforme des déchets que vous avez déjà (bouse, lisier, restes de cuisine) en deux richesses : un gaz pour cuisiner et un engrais pour vos champs. Avant de creuser, il faut comprendre ce qui se passe dans la cuve, choisir un modèle adapté à votre budget et dimensionner correctement. Un digesteur mal dimensionné produit peu de gaz et décourage vite.
Dans une cuve fermée, sans air, des bactéries décomposent la matière organique. Elles produisent un gaz composé surtout de méthane (environ 55 à 65 %) et de gaz carbonique. Ce gaz brûle avec une flamme bleue, sans fumée. La matière qui ressort, appelée digestat, garde les éléments nutritifs et sert d'engrais.
Le dôme fixe est en maçonnerie, enterré. Il dure longtemps et ne rouille pas, mais il demande un bon maçon et une étanchéité soignée. La cloche flottante en métal garde une pression de gaz constante, mais elle coûte plus cher et rouille. Le digesteur tubulaire en plastique est le moins cher et le plus rapide à poser, mais sa durée de vie est courte et il craint les perforations. Pour un premier projet, le dôme fixe ou le tubulaire sont les choix les plus courants.
Le volume dépend de ce que vous pouvez verser chaque jour et du temps de séjour, c'est-à-dire le temps que la matière reste dans la cuve, en général 40 à 60 jours en climat chaud. Exemple : 20 kg de bouse mélangés à 20 litres d'eau font 40 litres par jour. Sur 50 jours, cela donne environ 2 000 litres, soit 2 m³ de mélange. On ajoute de la place pour le gaz. Ce sont des ordres de grandeur, à ajuster selon votre terrain.
Le méthane est explosif dans l'air entre 5 et 15 %. Ne faites jamais de flamme près d'une fuite, ventilez, et ne descendez jamais dans une cuve vide sans aération. Commencez par un petit modèle pour vérifier la production avant de construire grand.
La première question de toute famille qui veut du biogaz est simple : combien de bétail faut-il pour cuisiner ? La réponse dépend de quelques chiffres faciles à retenir.…
La première question de toute famille qui veut du biogaz est simple : combien de bétail faut-il pour cuisiner ? La réponse dépend de quelques chiffres faciles à retenir. Avec eux, vous évitez deux erreurs courantes : construire un digesteur trop grand pour votre élevage, ou trop petit pour vos besoins.
Un kilo de bouse fraîche de vache donne de l'ordre de 30 à 40 litres de biogaz. Le chiffre varie avec la température, la fraîcheur de la bouse et l'alimentation des animaux. Une bouse mélangée à de la paille ou ramassée depuis plusieurs jours produit moins.
Pour cuisiner, on compte souvent 0,3 à 0,4 m³ de biogaz par personne et par jour. Une famille de cinq personnes a donc besoin d'environ 1,5 à 2 m³ par jour.
Pour 1,5 à 2 m³ de gaz, il faut environ 40 à 55 kg de bouse fraîche par jour. Une vache gardée à l'étable produit en général 10 à 15 kg de bouse par jour. Il faut donc de l'ordre de trois à cinq vaches pour une famille de cinq personnes qui cuisine tout au biogaz. Avec moins de bétail, le biogaz couvre une partie des repas, par exemple la cuisson du matin et du soir.
Les restes de cuisine, les fientes de volaille et le fumier de porc produisent aussi du gaz. Mélangés à la bouse, ils augmentent la production. Évitez les matières très ligneuses comme la paille sèche entière, qui fermentent lentement.
Ces chiffres sont des ordres de grandeur. Ils servent à décider avant de dépenser, pas à remplacer une mesure sur votre exploitation.
Un étang réussi tient l'eau, se vidange facilement et reste facile à surveiller. Beaucoup d'échecs viennent du choix du terrain, avant même l'arrivée des poissons.…
Un étang réussi tient l'eau, se vidange facilement et reste facile à surveiller. Beaucoup d'échecs viennent du choix du terrain, avant même l'arrivée des poissons. Prenez le temps de bien choisir l'emplacement : c'est la décision la plus importante et la plus difficile à corriger ensuite.
Un étang de 100 à 300 m² convient pour débuter. La profondeur est de 0,8 à 1,5 m. Le fond doit pencher légèrement vers le point de vidange. Les talus des digues sont inclinés, par exemple 2 m en largeur pour 1 m de hauteur, pour ne pas s'effondrer.
Les digues sont compactées par couches. Prévoyez une arrivée d'eau d'un côté et une sortie de l'autre, avec des grilles pour que les poissons ne s'échappent pas et que les prédateurs n'entrent pas. Un tuyau de vidange au point bas permet de récolter et de nettoyer.
En élevage simple de tilapia, on compte environ 2 à 3 alevins par m². Mettre plus de poissons sans augmenter l'aération et l'alimentation donne des poissons plus petits et plus de maladies.
Les poissons vivent dans leur eau, et tout ce qui s'y passe les touche directement. Une eau en mauvais état provoque stress, maladies et mortalité. La surveiller ne…
Les poissons vivent dans leur eau, et tout ce qui s'y passe les touche directement. Une eau en mauvais état provoque stress, maladies et mortalité. La surveiller ne demande pas de matériel coûteux : quelques observations simples faites chaque jour suffisent pour agir à temps.
C'est le point le plus critique. L'oxygène baisse la nuit, car les algues n'en produisent plus. Un poisson qui vient avaler de l'air à la surface au petit matin manque d'oxygène. Dans ce cas, renouvelez une partie de l'eau, réduisez la nourriture et évitez de nourrir le soir.
Le tilapia vit bien entre 25 et 30 °C. En dessous de 20 °C, il mange moins et grossit lentement. Un étang plus profond et ombragé en partie garde une température plus stable.
Une eau verte claire est bonne : elle contient du plancton. Une eau très verte et épaisse signale trop d'algues. Une eau très trouble et brune contient trop de particules. Pour mesurer simplement, plongez votre bras : si vous ne voyez plus votre main à environ 30 cm, la transparence est correcte.
Le pH mesure l'acidité. Les poissons d'étang supportent en général entre 6,5 et 9. Les bandelettes de test sont peu chères. Si l'eau est trop acide, un apport de chaux peut aider, avec précaution.
L'aliment non mangé pourrit et consomme l'oxygène. Donnez de petites quantités, deux fois par jour, et retirez ce qui reste après une demi-heure. Mieux vaut sous-nourrir légèrement que surnourrir.
Réduisez la nourriture, renouvelez une partie de l'eau avec de l'eau propre, vérifiez la densité de poissons. Si les pertes continuent, contactez un technicien piscicole.
Le compost est un engrais gratuit que vous fabriquez avec les résidus de votre exploitation. Il nourrit le sol, retient mieux l'eau et réduit la dépense en engrais. Bien…
Le compost est un engrais gratuit que vous fabriquez avec les résidus de votre exploitation. Il nourrit le sol, retient mieux l'eau et réduit la dépense en engrais. Bien fait, il est prêt en deux à trois mois. Mal fait, il pourrit, sent mauvais et attire les mouches.
Les matières vertes sont riches en azote : herbes fraîches, épluchures, fumier, restes de légumes. Les matières brunes sont riches en carbone : pailles, feuilles sèches, sciure, tiges de maïs broyées. Le bon équilibre est environ une part de vert pour deux parts de brun, en volume.
Le tas chauffe, souvent entre 55 et 65 °C. Cette chaleur détruit une grande partie des graines de mauvaises herbes et des microbes. Retournez-le toutes les deux semaines pour apporter de l'air. S'il sent l'ammoniac, ajoutez du brun. S'il est sec et blanc, ajoutez de l'eau et du vert.
Le compost mûr est brun foncé, friable, et sent la terre de forêt. Vous ne reconnaissez plus les déchets de départ. Tamisez si besoin.
Si vous avez un digesteur, vous produisez aussi un engrais. Le digestat est la matière qui sort de la cuve après la fermentation. Il garde les éléments nutritifs de…
Si vous avez un digesteur, vous produisez aussi un engrais. Le digestat est la matière qui sort de la cuve après la fermentation. Il garde les éléments nutritifs de départ, mais sous une forme plus facilement utilisable par les plantes, et il sent beaucoup moins fort que la bouse fraîche.
Il contient de l'azote, du phosphore et du potassium, les trois éléments principaux dont les plantes ont besoin, ainsi que de la matière organique qui améliore la structure du sol. Il ne remplace pas toujours un engrais minéral, mais il réduit nettement les besoins.
À la sortie, on obtient un liquide et des matières plus épaisses. Le liquide peut être utilisé dilué en arrosage. La partie solide peut être séchée à l'ombre puis épandue comme un compost.
Le digestat issu de bouse peut contenir des germes. Ne l'apportez pas sur les feuilles de légumes qui se mangent crus peu avant la récolte. Lavez bien les récoltes et respectez un délai entre l'apport et la cueillette. Portez des gants et lavez-vous les mains après la manipulation.
Gardez-le dans un bac couvert, loin des enfants et des animaux. Laissé à l'air libre en plein soleil, il perd de l'azote et attire les mouches.
La bouse nourrit le digesteur, qui donne gaz et digestat. Le digestat nourrit les cultures. Les résidus de culture nourrissent les animaux, qui donnent de la bouse. C'est ce cycle qui rend l'exploitation plus autonome.
Une source d'eau est une richesse fragile. Laissée à l'air libre, elle se salit au contact des animaux, des pieds et des eaux de ruissellement. Un captage protège l'eau…
Une source d'eau est une richesse fragile. Laissée à l'air libre, elle se salit au contact des animaux, des pieds et des eaux de ruissellement. Un captage protège l'eau dès sa sortie de terre et la conduit propre jusqu'au point de puisage. C'est l'un des moyens les plus efficaces de réduire les maladies liées à l'eau dans un village.
Observez la source en saison sèche et en saison des pluies. Si le débit change beaucoup, prévoyez un ouvrage et un stockage adaptés. Notez le point exact où l'eau sort de terre.
C'est le point qu'on oublie le plus. En amont de la source, ne laissez ni latrines, ni élevage, ni cultures traitées avec des produits chimiques. Sans zone de protection, le meilleur ouvrage ne garantit pas une eau saine.
Inspectez l'ouvrage régulièrement, vérifiez le couvercle, nettoyez la chambre une à deux fois par an, et réparez vite les fissures. Désignez un responsable dans le village, par exemple un comité de l'eau.
Un captage protège, mais ne garantit pas la qualité. Si possible, faites tester l'eau. À défaut, filtrez et désinfectez l'eau de boisson à la maison.
Les selles contiennent des germes responsables de la diarrhée, du choléra et de la typhoïde. Une latrine mal placée peut contaminer le puits ou la source qui sert à…
Les selles contiennent des germes responsables de la diarrhée, du choléra et de la typhoïde. Une latrine mal placée peut contaminer le puits ou la source qui sert à boire. Le bon emplacement coûte le même prix que le mauvais, et protège toute la communauté.
La latrine à fosse simple est la plus courante, mais elle sent et attire les mouches. La latrine améliorée à fosse ventilée a un tuyau de ventilation couvert d'un grillage à mouches, qui réduit les odeurs et les insectes. Les latrines à double fosse permettent d'alterner : on utilise l'une pendant que l'autre se vide naturellement.
La dalle doit être lavable et ferme, avec un trou bien centré. Un abri protège de la pluie et donne de l'intimité. La porte reste fermée pour limiter les mouches.
Quand la fosse est remplie jusqu'à environ 50 cm de la dalle, fermez-la et creusez-en une autre. Une fosse fermée se transforme avec le temps, mais ne la vidangez pas à mains nues.
Une bonne latrine ne suffit pas si les mains ne sont pas lavées. Installez un point de lavage des mains avec de l'eau et du savon ou de la cendre, juste à côté.
Gardez aussi à distance les puisards, les enclos d'animaux et les tas de déchets. La distance exacte dépend du sol et de la nappe : faites vérifier sur place par un technicien quand c'est possible.
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